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La maison du bonheur dans le Kochersberg

En 2009, un jeune couple de Strasbourgeois tombe sous le charme d’une maison de village en plein cœur du Kochersberg. Pour que la demeure soit à leur image, ils décident de retrousser les manches et de réaliser eux-mêmes les travaux. Amoureux des objets de brocante et de matériaux anciens, ils vont marier subtilement les trésors de chine à leur mode de vie familial et résolument actuel.

Meubles de famille aux éléments vintage

salon-OUILa maison date du début du XXe siècle. Le couple occupe d’abord les dépendances, déjà transformées par les anciens propriétaires. L’actuel salon faisait en son temps office d’atelier pour un tapissier-décorateur. Hauteur sous plafond et grandes baies vitrées offrent une atmosphère fraîche et contemporaine. Une fois le parement de fausses briques repeint en blanc, le couple choisit de poser un parquet massif en chêne brossé et huilé. Le mobilier est un subtil mélange de meubles de famille et d’éléments plus vintage. En guise de clin d’œil au passé de l’atelier de tapissier, le fauteuil Voltaire de l’arrière-grand mère est alors restauré, le bois poncé pour plus de clarté et, en attendant de trouver le tissu idéal pour la finition, le couple laisse apparent la toile blanche qui recouvre la garniture. Des coussins en canevas de laine sont chinés pour offrir un côté rétro, un trophée de cerf de la marque Miho trône sur le mur de la cheminée et une ancienne table de bistrot aux pieds coupés se transforme en table basse.

Quand la véranda se transforme en cuisine

Une véranda un peu délaissée par les anciens propriétaires devient l’une des pièces maîtresses de la maison. Le couple craque pour cette pièce baignée de lumière, qui offre une vue imprenable sur le jardin et la piscine, et décide d’en faire leur cuisine. Récup’ et système D sont de rigueur pour tenir le budget. Ils réutilisent les caissons de la cuisine existante et rachètent simplement des façades de cuisine en chêne rustique.

L’optimisation de matériaux anciens est un des fils conducteur de la décoration de cette maison. À l’étage, la salle de bain est aménagée dans les combles. Pour apporter de la lumière naturelle, le couple réutilise une ancienne fenêtre chinée et l’installe dans le mur attenant au lavabo. Idem pour la porte qui est une ancienne porte de grange. Le lavabo est un vieux meuble confiturier sur lequel est installée une vasque. Quant à l’établi du grand-père, il est poncé et huilé ; il sert à présent de meuble de salle de bain très décoratif. Pour réaliser le plafond de la cuisine, les deux font appel à un menuisier décorateur qui réutilise d’anciennes planches d’atelier patinées naturellement par le temps. À l’extérieur d’anciens pot en terre Betschdorf sont utilisés comme pots de fleurs.

En faisant le choix des couleurs claires et pastel et des matériaux bruts, le couple fait la part belle aux meubles et objets anciens, le tout avec douceur et modernité. Et c’est ainsi que sa « maison du bonheur » respire le charme désuet du passé rural.

Texte et photographies Caroline Boeglin
GNOOSS by La Maison de Caroline
www.gnooss.com

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